Athanor

bronze fonte à la cire perdueH 104 x 45 x 36 cm

 

 

 

 

Le mot en lui-même désigne le creuset des alchimistes, la où se concevait la pierre philosophale, qui avant d’être une pierre qui transmute les métaux vils en or, est avant tout une pierre de vie.

Je considère le ventre de la femme enceinte comme un creuset alchimique où se conçoit la vie elle-même.

Il y a différentes façons de créer un espace sacré: la plus simple est de couvrir cet espace. Pour introduire l’idée du sacré à propos de la procréation, j’ai simplement placé la sculpture sous une sorte de dais.

Circé

bronze 57,5x17x26 cm Au cours de ses voyages, Ulysse est arrivé sur l’Ile de Circé, la magicienne, fille du soleil, détentrice du pouvoir de transformer les hommes en animaux. Elle transforma les compagnons d’Ulysse en pourceaux, en leur faisant boire un philtre magique, mais Ulysse qui était prévenu, n’en but pas. Ensuite, une histoire d’amour naquit entre Circé et Ulysse et elle redonna à ses compagnons forme humaine.

 

En montrant Circé en train de verser le liquide magique, j’ai voulu faire une analogie avec le monde actuel.  En effet, le pouvoir s’est inversé : ici, la femme est en position phallique, c’est elle qui sème et qui transforme, alors que dans les sociétés traditionnelles, c’est l’homme qui donne la semence et la femme qui en est le réceptacle.

Ange

bronze fonte à la cire perduebronze, H 90 x 40 x 40 cm  Cette sculpture évoque les deux sortes de pollution que nous subissons :

 

– The material pollution of the world in which we live, which is represented by this character on the column, with a gas mask – another much more insidious pollution- which is of spiritual order, which I symbolized by this angel nailed on the ground, by thinking of Baudelaire’s verse:

– his giant’s wings prevent him from walking  » (the Albatross).

 

Vanité de la beauté

Terre cuite, 41 x 25 x 23 cm La Vanité de la Beauté et de la Jeunesse

 

Il y a deux textes extraordinaires dans l’Ancien Testament : le Cantique des Cantiques et l’Ecclésiaste (Kohelet). Tout le monde connaît l’Ecclésiaste, ce texte qui parle des vanités de ce monde et dont la première phrase est : « Vanité des Vanités, tout est vanité. » ( Ecclésiaste veut dire : celui qui dit.)

J’ai travaillé sur les Vanités, ce sujet toujours d’actualité dans notre siècle,  dans lequel la prévalence de la forme par rapport au fond, de l’extérieur par rapport à l’intérieur, devient de plus en plus évidente chaque jour.

« Et ce que j’ai trouvé de plus amer que la mort, c’est la femme, dont le cœur n’est que guet-apens et pièges et dont les bras sont des chaînes. Celui qui jouit de la faveur de Dieu échappe à ses griffes, mais le pêcheur s’y laisse prendre. » (Ecclésiaste)