Dodo

bronze fonte Ă  la cire perdue 71x50x63 cm  » DespuĂ©s de haber trabajado mucho tiempo en los relaciones que existen entre el hombre y el animal, he sido intrigado por los mitos y las leyendas atados a una ave desaparecida desde hace tiempo: el dodo. En efecto, disponemos sĂłlo de pizcas flacas de conocimientos sobre este animal, gracias a algunos recitados y grabados, a veces contradictorios. Su historia continĂşa sin embargo suscitando interĂ©s e interrogatorios, tanto y si aunque se hizo un sĂ­mbolo. He sido tocado por la torpeza aparente de una ave a las alas atrofiadas, habiendo perdido la capacidad de volar, pero poseyendo a pesar de todo una fuerza y una fuerza que lo hacen un tipo de lazo entre el cielo y la tierra « « 

Dodo

Bronze,   Gußeisen  in verlorenem Wachs         71x50x63 cm
 

 

 

 

Nachdem ich mich lange Zeit mit den Beziehungen beschäftigt habe, die zwischen Mensch und Tier existieren, ist mein Interesse geweckt worden durch die Mythen und Legenden, die sich um einen Vogel ranken, der seit langem verschollen ist: Dodo. Wir verfügen in der Tat nur über einige lückenhafte Kenntnisse über dieses Tier, dank einer Erzählungen und Gravuren, die bisweilen sehr widersprüchlich sind.
Seine Geschichte weckt jedoch unablässig das Interesse der Menschen und führt sie zu einer inneren Auseinandersetzung, und dies so sehr und in so ausgeprägter Weise, dass er ein Symbol geworden ist. Die scheinbare Ungeschicklichkeit eines Vogels mit atrophischen Flügeln hat mich sehr berührt. Es handelt sich um einen Vogel, der die Fähigkeit zu fliegen verloren hat, der aber trotz allem über eine Macht und eine Kraft verfügt, die aus ihm eine Verbindung des Himmels und der Erde machen.

Dodo

bronze fonte Ă  la cire perdue 71x50x63 cm  » Having worked for a long time on the connections which exist between the man and the animal, I was intrigued by the myths and the legends attached to a bird disappeared since a long time: the dodo. We arrange indeed only thin fragments of knowledge on this animal, thanks to some narratives and engravings, sometimes contradictory. His story continues however to arouse interest and questionings, so much and so that it became a symbol. I was touched by the visible clumsiness of a wasted wings bird, having lost the capacity to fly, but possessing nevertheless a power and a strength which make him a kind of link between the sky and the earth « 

Le Cantique de bronze

Un homme pliĂ© sous l’effort essaie de soulever vers le ciel des pierres pour former une colonne ; la deuxième colonne lui fait face, achevĂ©e, ornĂ©e, Ă©lancĂ©e devant un ciel d’orient aux couleurs de rĂŞve. Les lourdes portes de bronze s’ouvrent et laissent apparaĂ®tre le Chant des Chants dans la puretĂ© de son texte, dans les dialogues radieux et intimes entre l’amant et la fiancĂ©e, entre Dieu et le Peuple d’IsraĂ«l, entre la JĂ©rusalem terrestre et la JĂ©rusalem cĂ©leste.

Les mots Ă©clatent sur la beautĂ©, l’amour charnel, la bouche de l’amante, l’huile parfumĂ©e qui couvre son corps et son appel Ă  l’amant pour la rejoindre. GravĂ© dans le bronze, le texte trois fois millĂ©naire du roi Salomon reste toujours neuf dans son extrĂŞme exaltation. Celle-ci est chantĂ©e par deux personnages aux formes parfaites. A droite la femme, Ă  gauche l’homme, en pleine force de leur dĂ©sir. En s’approchant, l’on constate que ces personnages puissants, qui semblent dĂ©border de leur cadre en bronze, sont entièrement sculptĂ©s en creux. C’est un creux qui forme le sein plein de la femme ; un creux qui forme la musculature de l’homme, leurs tĂŞtes, leurs bouches, leurs yeux. Miracle de la sculpture, miracle de l’illusion optique, qui permet de voir des volumes lĂ  oĂą le sculpteur joue avec la lumière pour nous offrir le rĂŞve extrĂŞme. Tout cela ne fait que souligner l’immatĂ©rialitĂ© et l’intemporalitĂ© du Cantique. Cette Ĺ“uvre est comme le couronnement de douze annĂ©es de travail inventif, toujours renouvelĂ©, toujours en progrès, de Michel LEVY….

Léon ABRAMOWICZ
L’Arche

Je voudrais rappeler ici « Le Peuple » et « L’Alliance » qui avaient dĂ©jĂ  emportĂ© mon enthousiasme. Le sculpteur exprime aussi son thème prĂ©fĂ©rĂ© de la dualitĂ© : le ciel et la terre, l’eau et le feu, la vie et la mort, notamment dans la prophĂ©tie d’EzĂ©chiel…

Un autre thème que Michel LEVY affectionne : figures de nains qui nous symbolisent, nous les hommes. JuchĂ©s sur des Ă©chasses ou escaladant un compas d’architecte, ils s’Ă©lancent vers le ciel. N’est-ce pas l’ambition des bâtisseurs qui lancent vers le firmament leurs gratte-ciel, comme jadis Ă  Babel pour rejoindre Dieu ? Et lorsque l’artiste ou l’architecte se prend pour Dieu, une petite seconde de rĂ©flexion sur la brièvetĂ© de son passage dans l’Ă©ternitĂ©, sur sa petitesse par rapport Ă  l’immensitĂ© des galaxies, permet de voir que l’homme est vraiment un nain dans l’univers. Il y a aussi lĂ  une mĂ©norah, le chandelier Ă  sept branches, ornĂ© d’une grande Ă©toile de David, attachĂ©e par des cordes et des fils en bronze. Le luminaire Ă©voque une histoire douloureuse, celle de notre Peuple, attachĂ© Ă  ses racines que ces deux symboles incarnent depuis la nuit des temps. Enfin, la sĂ©rĂ©nitĂ© nous revient, avec les merveilleuses formes fĂ©minines qui symbolisent les saisons, les pays, l’Europe.

Comment oublierai-je l’Ă©motion que j’avais Ă©prouvĂ©e en visitant pour la première fois l’atelier de Michel LEVY, il y a onze ans ?
J’avais prĂ©dit alors que cet artiste encore jeune et inconnu allait rapidement devenir une cĂ©lĂ©britĂ©. Le Temps a donnĂ© raison Ă  Michel LEVY, Ă  son Ĺ“uvre incomparable, dont il nous a permis de voir ici les accomplissements.

Dodo

bronze fonte Ă  la cire perdue 71x50x63 cm
«Après avoir longtemps travaillé sur les rapports qui existent entre l’homme et l’animal, j’ai été intrigué par les mythes et légendes attachés à un oiseau disparu depuis longtemps : le dodo. En effet, nous ne disposons que de maigres bribes de connaissances sur cet animal, grâce à quelques récits et gravures, parfois contradictoires. Son histoire continue cependant de susciter intérêt et questionnements, tant et si bien qu’il est devenu un symbole. J’ai été touché par l’apparente maladresse d’un oiseau aux ailes atrophiées, ayant perdu la capacité de voler, mais possédant malgré tout une puissance et une force qui en font une sorte de lien entre le ciel et la terre»