MICHEL LEVY Marc Herisse

de Marc Herisse

 

Ce n’est pas par hasard si le gigantesque disque de bronze qui accueille ici le visiteur porte le nom de « dualité ». Ce mot seul résume le tempérament d’un des plus talentueux sculpteurs de sa génération, déchiré entre classique et baroque, sexe et âme, vie et mort, grotesque et sublime, bien et mal ou équilibre et chute. Et c’est précisément cette déchirure qui fascine.

Ses nains difformes, minuscules ou énormes, râblés comme des molosses, à la stabilité précaire, m’ont toujours inspiré dans leur désir d’ascension, un sentiment chaleureux. et fraternel : ils vont tomber mais ils sont debout.

La sérénité et l’équilibre, l’artiste ne les trouve pleinement que dans sa mystique judaïque comme dans ce superbe et majestueux tabernacle (le Cantique des Cantiques) ou ce chandelier à sept branches qui s’intègre subtilement à l’étoile de David par une série de liens de bronze qui symbolise toute la solidarité d’un peuple.

 

Article paru dans la Gazette de l’Hôtel Drouot

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